Santé et sécurité en Corée du Sud
Assurance maladie nationale
La Corée du Sud dispose d'une assurance maladie obligatoire gérée par le service national d'assurance santé, qui couvrait environ 97 pour cent de la population en avril 2024, le reste relevant d'un dispositif d'aide médicale destiné aux ménages modestes. Les cotisations sont partagées entre l'employeur et le salarié et représentent quelques pour cent du salaire mensuel. Les étrangers installés durablement y sont affiliés dès lors que leur séjour dépasse six mois. La part restant à la charge du patient demeure significative, ce qui explique la large diffusion des assurances complémentaires privées.
Soins pour les voyageurs de passage
Les visiteurs de courte durée ne bénéficient pas de cette couverture et règlent l'intégralité des soins, d'où l'intérêt d'une assurance de voyage incluant les frais médicaux et le rapatriement. Les grands hôpitaux universitaires de Séoul et de Busan disposent de services dédiés aux patients internationaux, avec du personnel anglophone, alors que la maîtrise de l'anglais reste inégale dans les cabinets de quartier. Les pharmacies, signalées par le mot yakguk, délivrent de nombreux médicaments sur ordonnance seulement.
Vaccins et risques sanitaires
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée, la mise à jour des vaccinations habituelles restant recommandée. Le risque d'encéphalite japonaise existe en zone rurale pendant la saison chaude, et le paludisme ne concerne que quelques secteurs proches de la frontière nord. L'eau du robinet est traitée et potable, même si la consommation d'eau filtrée ou en bouteille prévaut dans les foyers. La pollution atmosphérique constitue une gêne réelle, en particulier au printemps lors des épisodes de poussières venues du continent.
Niveau de criminalité
La criminalité violente reste peu fréquente et la circulation nocturne dans les grandes villes ne pose pas de difficulté particulière. L'ambassade de France signale néanmoins des cas d'agressions sexuelles et de boissons frelatées dans les quartiers de sortie comme Hongdae, Itaewon ou Gangnam, où la surveillance de son verre et le retour en groupe limitent les risques. La législation antidrogue est appliquée avec une sévérité extrême, y compris pour de faibles quantités.
Risques naturels et tensions régionales
Les typhons remontent vers la péninsule entre juillet et septembre et provoquent parfois des inondations urbaines. Les séismes demeurent modérés, comme ceux de Gyeongju en 2016 et de Pohang en 2017. Les tensions récurrentes avec la Corée du Nord n'affectent pas la vie quotidienne, et des exercices de défense civile ponctuent l'année. Les conseils aux voyageurs du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères font foi pour apprécier la situation au moment du départ.