Villes et régions de la Corée du Sud
Organisation administrative
La Corée du Sud se divise en dix-sept collectivités de premier niveau, réparties entre neuf provinces, six villes métropolitaines, une ville spéciale et une ville autonome à statut particulier. Ces entités se subdivisent à leur tour en villes ordinaires, en districts urbains et en cantons ruraux. Les exécutifs locaux et les assemblées territoriales sont élus au suffrage universel direct pour quatre ans, lors d'un scrutin organisé simultanément dans tout le pays.
Provinces
Les neuf provinces sont le Gyeonggi, qui entoure la capitale et rassemble à lui seul plus de treize millions d'habitants, le Gangwon à l'est, les deux Chungcheong au centre, les deux Jeolla au sud-ouest, les deux Gyeongsang au sud-est et Jeju au large de la pointe méridionale. Trois d'entre elles bénéficient d'un statut d'autonomie renforcée, Jeju depuis 2006, le Gangwon depuis juin 2023 et le Jeonbuk, ancienne province du Jeolla du Nord, depuis janvier 2024. Ce statut leur accorde des compétences élargies en matière fiscale, économique et éducative.
Villes métropolitaines
Six agglomérations disposent d'un rang équivalent à celui d'une province. Busan, deuxième ville du pays avec environ 3,3 millions d'habitants, abrite le principal port à conteneurs et un festival international de cinéma. Incheon, forte de près de 3 millions d'habitants, accueille l'aéroport international et une zone économique franche. Daegu et Daejeon comptent respectivement environ 2,4 et 1,4 million d'habitants, la première héritée du textile et la seconde spécialisée dans la recherche publique. Gwangju, capitale culturelle du sud-ouest, reste associée au soulèvement démocratique de 1980. Ulsan concentre chantiers navals, raffinerie et usines automobiles, ce qui en fait la ville au revenu par habitant le plus élevé.
Ville autonome de Sejong
Créée en 2012 à une centaine de kilomètres au sud de la capitale, Sejong héberge une grande partie des ministères et des agences gouvernementales. Sa fondation répondait à une volonté de rééquilibrage territorial engagée au début des années 2000, après qu'un projet de transfert complet de la capitale eut été invalidé par la Cour constitutionnelle en 2004.
Concentration dans la région capitale
La région capitale, qui réunit Séoul, Incheon et le Gyeonggi, regroupe plus de la moitié de la population nationale sur environ 12 % du territoire, seuil franchi en 2019 selon les statistiques officielles. Cette polarisation alimente un débat récurrent sur le dépeuplement des campagnes, plusieurs dizaines de cantons figurant sur la liste des territoires menacés de disparition établie par le ministère de l'Intérieur.