Investir en Corée du Sud

Cadre d'accueil des investissements étrangers

La loi sur la promotion des investissements étrangers, entrée en vigueur en 1998 après la crise asiatique, régit l'entrée des capitaux étrangers. Elle définit l'investissement direct comme une prise de participation d'au moins 10 % du capital d'une société coréenne pour un montant minimal de cent millions de wons, ou comme un prêt à long terme consenti par une société mère. Ce statut ouvre l'accès à certains dispositifs de soutien ainsi qu'à des facilités en matière de visas pour les dirigeants et leur famille.

Formalités de déclaration

La procédure repose sur une notification préalable déposée auprès d'une banque agréée pour les opérations de change ou auprès de Kotra, l'agence publique de promotion du commerce et de l'investissement. Le transfert des fonds, l'immatriculation de la société au registre du commerce et l'inscription auprès de l'administration fiscale suivent dans un délai de quelques semaines, avant l'enregistrement en tant qu'entreprise à capitaux étrangers. Invest Korea, service de Kotra, accompagne les porteurs de projet et met à disposition des conseillers dans plusieurs langues.

Zones économiques et incitations

Neuf zones économiques franches, dont celles d'Incheon, de Busan-Jinhae et de Gwangyang, proposent des terrains aménagés, des procédures simplifiées et des services destinés aux résidents étrangers. Des zones d'investissement étranger accueillent par ailleurs des projets industriels à des conditions foncières préférentielles. L'exonération d'impôt sur les sociétés qui existait pour les investisseurs étrangers a été supprimée en 2019 et remplacée par un système de subventions en numéraire, négociées au cas par cas avec le ministère du Commerce et les collectivités territoriales, ainsi que par des crédits d'impôt orientés vers les technologies jugées stratégiques.

Secteurs restreints

Une liste annexée à la réglementation recense les activités fermées ou plafonnées. Les opérateurs de télécommunications de base sont soumis à un plafond de 49 % de participation étrangère, de même que les compagnies aériennes et plusieurs catégories de médias audiovisuels. La production et la distribution d'électricité nucléaire, la pêche côtière, le transport maritime intérieur et les agences de presse figurent parmi les domaines réservés. La culture du riz et de l'orge reste également exclue.

Flux récents

Les engagements d'investissement direct étranger notifiés ont atteint un niveau record de 34,5 milliards de dollars en 2024 selon le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Énergie, portés par les matériaux, les composants et les services financiers. Les investisseurs européens et américains représentent une part majoritaire de ces montants. Les flux effectivement décaissés demeurent inférieurs aux montants notifiés, écart habituel dans les statistiques coréennes qu'il convient de garder à l'esprit lors de la lecture des séries annuelles.