Exporter en Corée du Sud

Accord de libre-échange avec l'Union européenne

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et la Corée du Sud s'applique provisoirement depuis le 1er juillet 2011 et est pleinement entré en vigueur le 13 décembre 2015. Il a supprimé la quasi-totalité des droits de douane sur les produits industriels, le démantèlement s'étant achevé en juillet 2016 pour les dernières lignes tarifaires. Quelques produits agricoles sensibles, dont le riz, restent exclus ou soumis à des contingents. Les échanges de biens entre les deux partenaires ont représenté environ 124 milliards d'euros en 2025 selon la Commission européenne, dont 54,5 milliards d'exportations européennes.

Origine préférentielle et procédures douanières

Le bénéfice des préférences tarifaires suppose que la marchandise respecte les règles d'origine de l'accord et qu'elle soit accompagnée d'une déclaration d'origine établie par l'exportateur. Au-delà de six mille euros par envoi, cette déclaration exige le statut d'exportateur enregistré dans la base européenne prévue à cet effet. Le service des douanes coréen applique la nomenclature harmonisée et perçoit la taxe sur la valeur ajoutée de 10 % à l'importation, calculée sur la valeur en douane augmentée des droits éventuels.

Normes et certifications

De nombreux produits doivent porter le marquage KC, qui atteste leur conformité aux normes coréennes de sécurité. Les équipements radioélectriques relèvent de l'agence de gestion des radiofréquences. Les denrées alimentaires, les compléments, les cosmétiques et les dispositifs médicaux dépendent du ministère de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique, qui impose des enregistrements préalables et un étiquetage intégralement rédigé en coréen. Les substances chimiques sont encadrées par une réglementation d'enregistrement proche du dispositif européen, mais dotée de seuils et de procédures propres.

Contrôles sanitaires et produits agroalimentaires

Les produits d'origine animale font l'objet d'accords sanitaires négociés pays par pays et établissement par établissement, ce qui conditionne l'accès de nombreuses filières européennes. Les vins et les spiritueux acquittent une taxe spécifique en plus des droits applicables. Les indications géographiques européennes protégées au titre de l'accord bénéficient d'une reconnaissance directe sur le marché coréen, sans procédure d'enregistrement supplémentaire.

Circuits de distribution

Les importations transitent le plus souvent par des importateurs-distributeurs locaux ou par des agents, la réglementation exigeant un responsable établi en Corée pour de nombreuses catégories de produits. La grande distribution se concentre autour de quelques enseignes et le commerce en ligne occupe une place considérable, le pays comptant parmi les marchés les plus numérisés au monde. Les salons professionnels organisés à Séoul et à Busan constituent un point d'entrée fréquent pour les entreprises européennes.