Fêtes, traditions et folklore en Corée du Sud

Seollal et nouvel an lunaire

Seollal, premier jour du calendrier lunaire, constitue avec Chuseok la plus importante fête de l'année. Les familles se rassemblent, souvent au prix de longs déplacements, et beaucoup revêtent le hanbok pour l'occasion. Les plus jeunes accomplissent devant leurs aînés une profonde révérence appelée sebae et reçoivent en retour des voeux et une somme d'argent. Le repas comprend le tteokguk, soupe de gâteaux de riz dont la consommation marque symboliquement le passage d'une année. Le jeu de plateau yut nori occupe l'après-midi.

Chuseok et fête des moissons

Chuseok tombe le quinzième jour du huitième mois lunaire, au moment de la pleine lune d'automne. La fête honore les récoltes et les ancêtres. Les familles se rendent sur les tombes pour les entretenir et présentent des offrandes à la maison. Le songpyeon, petit gâteau de riz farci et cuit à la vapeur sur un lit d'aiguilles de pin, se prépare la veille. La danse en ronde ganggangsullae, exécutée par des femmes sous la pleine lune, figure au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2009.

Autres temps forts du calendrier

La première pleine lune de l'année, Jeongwol Daeboreum, donne lieu à des feux de joie et à des voeux de bonne santé. La fête de Dano, au cinquième jour du cinquième mois lunaire, marque l'arrivée de l'été avec des balançoires, des combats de lutte et des lavages de cheveux à l'eau d'iris. Le festival Danoje de Gangneung, qui en perpétue la forme rituelle, a été inscrit par l'UNESCO en 2008. La fête des lanternes Yeondeunghoe, liée à l'anniversaire du Bouddha, a rejoint ces listes en 2020.

Rites de passage

La première année de l'enfant se célèbre par le doljanchi, au cours duquel le bébé choisit un objet censé annoncer son avenir. Le mariage traditionnel se prolonge par le pyebaek, cérémonie durant laquelle les mariés saluent la famille de l'époux. L'anniversaire des soixante ans, hoegap, marquait autrefois l'accomplissement d'un cycle complet du calendrier.

Danses masquées et jeux collectifs

Le talchum, théâtre dansé et masqué qui tourne en dérision les moines et les nobles, a été inscrit par l'UNESCO en 2022. La lutte traditionnelle ssireum l'avait été en 2018, la marche sur corde raide jultagi en 2011 et les jeux de tir à la corde en 2015. Ces pratiques villageoises se maintiennent aujourd'hui par des troupes professionnelles et des festivals.

Festivals contemporains

Le calendrier des villes s'est enrichi de manifestations récentes qui attirent un large public, du festival de boue de Boryeong au festival des lanternes de Jinju, en passant par le festival de danse masquée d'Andong et le festival international du film de Busan.